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G. TQ

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--------------- ¤ J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... ¤

Arrière-saison

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December 31

A la veille d'un au revoir

 
 
 
 
                 
 
 
 
 
Juste parce que j'ai hâte d'être demain. Vraiment. Qu'on recommence et qu'on oublie les déchirures de ces mois. Tracer. Changer. Partir. S'abandonner.
 
Te dire Merci pour les fleurs qui brillent et pour plein d'autres choses encore. D'être là. D'avoir les mots qu'il faut. D'être celui qui compte et d'être aussi lunatique que moi. De me faire sourire et surtout, surtout, m'écouter. Tu sais, je n'ai pas l'intention de trop attendre. Juste qu'il m'en faut encore un peu, du temps et du reste.
 
Je voulais écrire plein de choses mais. Je crois que les mots me manquent. Je suis sûre qu'ils sont là, quelque part dans ma tête mais ils m'échappent. Sûrement parce que mon esprit est encore en bas, garé. Silence. De peur que les banalités sonnent trop inutilement. Et je n'en veux pas, des banalités. Alors.
 
 
Ce soir à cette heure on sera déjà en train de boire à notre nouvelle année. Pourvu que 2007 me remette en état. 
 
Puis.
Bonne année, un peu en avance! Formidables gens qui passent par là. Avec des feux d'artifices dans les yeux et des fous rires qu'on ne retiendra plus.
 
 
Sinon, je m'en vais écrire ailleurs (demandez-le moi...). Enfin eu le courage.
 
 
Et je me sens criminelle-cruelle-coupable-insensible-tueuse.
Right now.
 
 
 
December 27

Dans les yeux

 
 
 
         
 
 
 
Tête en l'air. J'ai commencé à traverser quand le feu passait au vert. La voiture noire avançait et je n'ai même pas eu peur. Et je ne sais même pas pourquoi. J'ai couru et les sacs de cadeaux se battaient entre eux. Non, je n'ai pas les tendances suicidaires. Juste que je marche plus vite que mon cerveau.
 
 
27 décembre. Encore 3 jours et fini le marché de Noël, fini la Grande Roue et le bordel. Et La vie en rose, t'oublies pas. C.O.P.C?
 
 
Noël. C'était bien. La soeurette qui revient et on ressort le vieux sapin. On met les décorations on couvre les cadeaux. On s'enferme dans la chambre et on gueule que l'autre ne débarque pas à l'improviste. Les rires mélangés aux guirlandes du sapin, à la cuisine ça sentait bon et. Ca sentait le bonheur. Je m'allongeais sur les genoux du papa, lui chantonnait "Jingle bells jingle bells...". Avec la soeurette on prenait des poses devant le sapin et on se piquait des fous rires. Jouer à Roméo et Juliette et se faire des bisous. Et ses sourires, de maman.
 
 
A ce moment-là, j'aurais tendance à dire: il me manquait juste le copain que le père Noël a oublié en route. Mais non, je n'en ferai rien. Juste parce qu'on m'avait dit que sur mon blog, le thème du copain absent est sous-jacent. Et puisque j'ai un esprit de contradiction. Alors.
 
Avec lui, le même, on a eu une longue conversation qui passe de la vision du bonheur en passant par la notion du marriage, et qui a attéri sur le futur homme sur qui je vais tomber. Qui a fini par être "mystérieux et tatoué". J'espère de tout mon coeur qu'il aura pas de piercing au téton! Et, ta copine aura le même avis que moi.
 
 
 
Noël. C'est comme le jour de notre anniversaire. On attend, on attend. Et on ne voit même pas le jour arriver. Alors on le savoure à l'instantané. On gonfle nos poumons d'air, on respire les odeurs et les couleurs. On s'assoit on ouvre les cadeaux et on a les yeux qui brillent. Comme ces gamins qui ont eu les cadeaux de leurs rêves. On savoure d'être heureux.
 
Noël à retomber en enfance, juste un peu. A gaffer le cadeau de ma soeur et même le mien. Noël à attendre la neige, à courir partout et faire la queue dans les magasins. Chercher les cadeaux de dernières minutes à 5 euros pour mon petit poulet. Se coucher à 3h du mat' pour écrire du grand n'importe quoi. Rêver la nuit et larver le matin. Un cadeau à envoyer et des mots à griffoner. Des choses à faire transpirer sur feuille et. J'ai Ma vie en rose. 
 
 
 
Il y avait ce couple qui s'aimait.
Qui se cherchait qui se taquinait. Ils doivent avoir plus de soixante-dix ans.
Il me disait qu'il avait déjà son paradis sur terre, avec sa petite chérie, son petit ange. Je m'émerveillais à les voir ensemble.
Ca fait rêver un peu.
 
 Et puis en plus de ça, lui qui a parlé d'amour et que j'ai trouvé ça beau. Je suis jalouse même, mais chut.
 
 
  
December 18

Ca sent le sapin

 
 
 
 
Il y a quelque chose dans l'air, le froid, la musique et le grand sapin en ville. Puis l'allée avec des arcs de lumière bleue. La grande Roue au fond et les magasins bondés. On marche dans la rue et on se noie dans ce brouhaha de fête. De temps en temps s'arrêter et chantonner un peu les musiques sur les pavés. S'illumine un peu avec toutes ces décorations, grand sourire se disant qu'on aimait bien ça. Le charme de l'hiver, les odeurs du marché de Noël et le vin chaud, les cadeaux les couleurs. Le genre d'euphorie qui incite à aller faire des câlins à tout le monde. Il manquerait plus que la neige. Et les têtes de nêgres.
 
 
On a fini par aller voir Babel. Beau à en avoir des frissons. Même en y repensant j'en ai encore. Tous ces mots ces vies. Les détresses qu'on ne voit pas toujours et les choses qu'on ne se dit pas avant que. Les yeux du petit, ces regards tellement tristes et lointains. Et la paix dedans. J'avais presque les larmes aux yeux, mais chut. C'était bien.
 
Et en fait Brad Pitt, il fait vieux. Cate Blanchett impressionante et grâcieuse. C'est la deuxième fois que je me dis ça, après Aviator.
 
 
Courir sous la pluie et s'essoufler un peu, prendre un coup de froid et avoir les cheveux trempés. Juste un peu. Juste assez. Pour trouver qu'il y a quand même du bon à être en retard, pour se foutre du temps gris et se demander quelle tête on a. Et puis se garer dans le parking de Biophare "Votre magasin des aliments biologiques", quelque chose comme ça. Sur le chemin on s'est arrêté devant une voiture rouge méchamment défoncée, un truc bizarre de poterie et puis, je ne sais plus. Mais je m'en souviens de ce truc de poterie, clin d'oeil.
 
Devant la cathédrale samedi il y avait des gens, seuls ou accompagnés, amoureux ou juste heureux. Et ce mec qui nous a interpelés pour vendre son calendrier. Puis. "Elle est charmante ta copine" - "Ah mais c'est pas ma copine" - "Elle en aime un autre?" - "Ca j'en sais rien!" - "Mais qu'est-ce que t'attends, il est mignon lui!" se tournant vers moi. Regard malicieux, il a posé ses questions et il est content. Ca me fait toujours rire ce genre de commentaire. Et tout semble si simple vu comme ça. Mais justement, c'est pas vu comme ça. Et puis et puis et puis.
 
 
J'attends la neige que je vienne chez toi et que tu me montres comment c'est beau.
 
Tout ça et rien d'autre. Un manque de quelque chose peut-être. Qu'on oublie et qu'on enfouit derrière les préparatifs et le reste. La recherche des cadeaux qui ne ressemblent pas aux autres et qu'on trouve pas.
But who cares?
 
 
 About me.
 
Merci à Bubulle pour la photo!
 
 
 
 
December 14

More than...

 
 
                                 
 
 
 
Juste étirer le temps... Retenir les secondes... Encore. Pour encore un peu de souvenirs. Rester et. Croire que ce n'était qu'hier. Ces mots-là à côté de la machine à café. Toutes nos conneries et nos regrets. Les feuilles qui circulent et qui reviennent. "Les petits bateaux" à deviner au tableau. Puis les choses à la craie qu'on efface trop vite. La sucette à la fraise et le crayon vert qui ne servait strictement à rien. Ces fous rires retenus, ces questions qui nous sont restées là.
 
Je veux encore retenir toutes ces secondes. Retenir les sourires et les jours inachevés. Qu'on arrête de courir et qu'on prenne le temps. Juste comme ça. Le temps d'un songe...
 
Ce n'est pas que je ne souris plus. Juste que je tourne un peu en rond. Parce que tout ça. Parce que la boîte. Parce que je ne sais plus et que j'aimerais bien. Je tourne en rond. Et tu ne le vois peut-être pas.
Ces jours-là avec les rayons de soleil au fond des yeux. Ces après-midi d'hiver et les vitres qui pleuraient. Les gens qui se cachaient de la pluie, qui courent, les bouchons. Tu me faisais écouter les thèmes de Saez et c'était bien.
 
Décembre. Brouillard. Et le froid qui colle à mes cheveux. Et ce film en suspens. Et toi. Qui réapparais.
 
Je prends mon temps comme je le perds. J'y pense encore comme si j'avais peur de ne plus en avoir assez. Parfois je fonce trop vite et je me cogne droit dans le mur, près de l'estrade et la musique trop forte et lui, l'espagnol. Sa magnifique Wind of change. Je veux laisser filer cette année qui reste et tout recommencer. Laisser ces feuilles cet automne ces mêmes larmes derrière moi et me dire que, peut-être, ce sera bien.
 
L'autre jour il y avait Love Actually à la télé. Je me couchais en boule sur le canapé et j'avais des frissons. Quand le petit qui a fait "Allons nous gaver d'amour jusqu'à en mourir". Je me disais que j'aimerais bien aussi.
 
 
Je ne range plus mon bureau et j'ai cassé ma lampe. Je m'endors sur mon bordel et je m'envole. Je me coupe avec les feuilles, je cherche mes cours. Et je tombe sur ton dessin de l'ange. J'ai dans le ventre ce foutu manque des signatures. De toi de nos heures. Mais peut-être que là aussi, tu ne le vois pas.
 
 

Toujours en train de t'enfuir, j'arrive pas à te rattraper, cours moins vite. Me dit-il.

 

December 10

Je ne sais pas.

 
 
 
Etrange comment les choses reviennent une fois qu'on a décidé de ne plus y penser. Mais, qu'est-ce qui ne tourne pas rond? Dis-le moi.
 
 
Ridicule comment avec lui, on parvient à se déchirer complètement. En mille morceaux qu'aucun de nous deux ne pourra/n'aura le courage de/n'aura envie de ramasser et recoller. Fin. Point. Du genre on va se placer là à être fier d'avoir balancé tout le bordel et que. Après tout ce temps, on garde toujours les mauvaises habitudes. A réapprendre. L'autre jour quelqu'un m'a dit que ça n'a rien changé. On a tout déchiré, sauf l'incompréhension.
 
 
 
Il y a eu mieux comme fin de dimanche. Là j'ai quand même envie de crier, ou de jurer un peu. Bordel ça craint.
 
Samedi soir. On a gonflé les ballons dans la salle de fête. Il y avait trop de jaunes et pas assez de bleus. On a gonflé les ballons et les a accrochés un peu partout. Et quelques uns qui pètent de temps en temps. Comme ça sans rien. Je m'amusais à mettre de la décoration sur les tables aussi. Décoration déjà foutue par terre avant que la soirée ne commence.
 
Lamazière. Dans ce coin perdu on s'est retrouvés, tous là. J'ai appris à jouer au poker et même que je n'ai gagné qu'une fois. Apparemment je ne sais pas bien bluffer. Que ça se voit trop. Encore heureux que c'était pour de faux, sinon. Les vieux chiens de V. sentaient mauvais et je me suis confirmée que, les animaux ce n'était pas pour moi. On voyait des vaches de loin. Et personne à l'horizon. Juste du glagla.
 
Alors je fonds.
Comme un flocon dans la main, comme un glaçon réchauffé. Pour encore quelques heures avant la nouvelle semaine et mon petit sourire. Le sol trop froid quand on y pose ses mains et le duvet pas assez épais pour nous tenir chaud. Ce n'était rien, et pourtant.
 
Le matin au réveil, le soleil était là. Pour remettre un semblant d'ordre et puis retour à la vie. Retour à cette réalité qui prend l'eau un peu. Qui nous laisse un peu en plan et nous sourit narquoisement: c'est fini, le week-end et le reste. Fini. On est sortis prendre l'air et on a encore vu les vaches. "Pas de Mika". Cligner les yeux et cligner encore. Ne sachant plus quoi penser. Ni quoi me répondre. Je me suis mouillée avec de l'eau froide et vais sûrement en tomber malade. Un jour.
 
 
Sur le chemin de retour je me suis endormie sur l'épaule gauche de tonton président. Et je me suis fait mal au cou. Et je me suis rendue compte que, j'avais mal à plein d'endroits aussi en fait. A côté il y avait le binôme qui dormait et devant aussi, probablement. Le soleil nous réchauffait un peu à travers les vitres.
 
Je suis rentrée et il était là. L'hiver. Qui s'invite déjà dans ma chambre et je n'ai même pas eu le temps de me préparer...  
 
 
Sinon, à part tout ça, j'ai foiré mon DS de graphes mais. Je n'y pense plus.
Je n'ai toujours pas d'idées pour les cadeaux de Noël. Quelqu'un m'aide?