G.'s profileArrière-saisonPhotosBlogLists Tools Help

Blog


    September 23

    Juste avant que

     
     
     
     
             
     
     
     
    Il y a du vent dehors. Et des gouttes qui dégoulinent. On laisse parfois les étoiles pleurer. On n'aurait pas dû. Jamais dû.
     

    J'ouvre les yeux. Je ferme les yeux. Je me bouche les oreilles. Je me berce dans le silence. Je me force à oublier le bruit du vent qui s'éclate contre les portes. Je me blottis contre le petit requin dans le coin. Je m'enfouis sous les draps. Me cacher derrière l'oreiller. Chercher à fuir cette lumière grisâtre qui s'est échappée des nuages. De loin, très loin.
    J'entends les étoiles pleurer.
     

    Ce n'est pas l'hiver. Pas encore. Et pourtant. C'est déjà le grand froid. Dedans. Dehors. Même sur les touches du clavier. Dans le son qu'on entend. Dans les mots qu'on lache. Les notes qu'on choisit. Les couleurs qu'on voit au travers des mèches de cheveux. Sourires crispés, feuilles trempées. Alors.
    On va se cacher derrière Windows Live pour parler.
    Offline.
    Je ne vais pas le télécharger, ce Windows Live. A la con.
     

    Seasons come, seasons go.
    The feeling of being out of season and out of step of the times...
     
    [Out of season]
     

    Encore une saison qui se meurt. Qui s'évapore sous nos pas. Qui nous regarde et qui nous montre du doigt. Sourire doux et amer.
     
     
     
     
    Je vais fermer les fenêtres et couper la musique. Allumer les guirlandes et les regarder briller dans le noir. Me dire que ça ferait fuir la solitude. Me dire que tu entendrais les mots qui n'ont pas su s'aligner. Me dire qu'avec le temps. Qu'un jour. Et que... Tout simplement.
     
     
     
     
     
     
     
     
    September 11

    Belle de nuit

     
     

                  

               

     
     
     
    Juste une sensation étrange. Un manque. Un vide. Un peu de tristesse. Un peu de désolation.
     
    Une envie. De la pluie et de la neige. Puisqu'il fait chaud.
     
    Je regarde trop la télé. Trop de films. Trop de pensées. Trop de choses qui servent à rien, et qui sont là.
     
     
     
    Demain, c'est la rentrée.
     
     
    I miss you.
     
     
     
     
     
     
     
     
    September 08

    Aller-simple

     
     
     
     
     
    Pour la Lune. Ou ailleurs... Pas loin des étoiles, en fait. Ce serait bien.
     
     
     
     
     
                 
     
     
     
     
    Et puis tout le monde peut en fait autant. Il suffit de fermer les yeux. C'est de l'autre côté de la vie.
     
    [Céline]
     
     
     
     
     
    September 05

    Yesterday, tomorrow, today

     
     
     
     
                           
    6 months. Almost...
     
     
    On essaie de pas trop y penser. On flâne, on rêvasse, on oublie... Presque.
    On ferme les yeux, on inspire, on expire. C'est dûr. D'oublier.
     
     
    Que l'été s'en va déjà. Qu'il va falloir s'y mettre, un peu, ou un peu plus, encore plus encore, un peu.
     
    Que les mauvais rêves sont toujours là, toujours prêts à vous hanter.
     
    Que la douleur n'est toujours pas partie, et que... Elle aussi, elle vous hante. Au moindre recoin du silence, du manque, de la nostalgie. Des souvenirs.
     
     
    J'ai rêvé d'elle. Je l'ai embrassée, elle m'a souri. Le genre de sourire qui vous guérit de tous les maux de la Terre. Elle m'a souri. Et j'ai senti sa chaleur, aussi loin que ça puisse être. Je lui ai dit: "attends-moi, je reviens te voir après les cours, très vite". Je suis partie.
     
    Elle est partie.
     
     
     
    Nostalgie. Quelqu'un [d'important] en a récemment parlé. C'est vrai, on est cernés par ça - cette nostalgie qui fait que...
     
    Lui aussi il était nostalgique. De sa jeunesse, des amitiés, des liens naissant de la guerre, du petit chemin qui séparait le Nord et le Sud. Il aurait aimé pouvoir écrire tout ça. Une sorte d'autobiographie. Il me l'avait dit, qu'il aurait dû le faire bien avant, puisque main-te-nant...
    Je suis restée longtemps à l'écouter. Il aimait parler. Me parler. Partager son passé. Je l'ai écouté, sans forcément tout comprendre, évidemment. Au fond de moi je savais que j'oublierais peu à peu ses récits, mais jamais cette voix un peu tremblante et cette main maigrie dans la mienne...
     
     
    On met un peu de musique, on se force à dormir, et... Au plus profond du silence, là, on se met à pleurer. Comme un petit enfant [qui dit que je ne le suis pas?] Espérant que, peut-être.
     
     
    "Hier encore..." On le murmure.
     
     
     
     
     
     
     
     
    Track: L'autre bout du monde - Emily Loizeau
    Thought: Garland princess