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    November 30

    Cellar Door

      
     
     
                   
     
     
     
     
    Pour des raisons médicales, Joseph d'Anvers ne jouera pas ce soir.
    Et dire que j'avais même pas fait attention à la petite feuille et que j'allais entrer dans la salle en pensant qu'il sera là. $^*&"_ç)=%"(-$ = grrrrrr !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
     
    A la place, j'ai découvert Home. Comme Maison, dit-il. Avec une voix douce et une jolie guitare (avec un gros coeur et un petit coeur). Légèrement stressé (en fait, il tremblait comme une feuille), et j'ai trouvé ça mignon. J'ai même trouvé mignon les fois où il s'est gourré dans les notes. L'expression et la timidité qu'il y avait. Je crois que j'ai tout simplement un gros faible pour les musiciens. Mais ça, faut pas le dire.
     
     
    Y avait aussi l'univers et les couleurs changeantes de Nosfell. Impressionnant. Bouche-bée. Les cordes vocales, la présence, l'étrangeté, la simplicité. Mais surtout qu'il est touchant. C'était le premier mot qui me venait. Je sais pas, il est vraiment beau à voir sur scène. Le charme que dégagent des êtres peu ordinaires.
    J'aime sa façon de fermer les yeux et nous faire découvrir son monde, un peu. J'aime bien aussi quand il s'est cogné la tête contre le micro et le tout petit "aouch" et sa main qui cherche la bosse. Et quand il chante et laisse échapper Cellar Door, je me suis dit que j'ai trouvé mon autre Donnie Darko. Puis je le trouve drôle, c'est qu'à chaque fois qu'il parle, je souris. Sinon j'aime regarder ses doigts qui dansaient sur ses guitares. J'ai un gros faible pour les musiciens. Chut, j'ai dit qu'il fallait pas le dire.
     
     
    Depuis lundi, c'est comme s'allonger dans l'herbe et se profiter du peu de soleil d'automne qui reste. Et faire des bulles.
    J'ai revu Céline et on est allées dans un bar où il y a un gros Kangourou à l'entrée. Elle ne l'avait pas remarqué au début. Moi je l'avais vu qu'après un mois. J'ai essayé le Pago fraise. C'était un peu trop sucré. Je suis pas une vraie fille, je suis pas trop sucré. On s'est raconté nos misères, elle avec son Mathieu, et moi. C'est étrange. Comment le monde sentimental des gens qui m'entourent devient bancal.  
     
    J'ai croisé le mec qui nous a gueulé son numéro l'autre soir, aussi. Il nous a fait bien rire. Il s'appelle Mathieu. Aussi.
     
     
     
    Je sais plus comment on a fait, mais on a fini par parler de crapaud et de grenouille avec F.
    Et je suis même allée discuter avec l'ami Google pour savoir s'il y a une histoire avec la grenouille
    (parce le crapaud, il est prince et c'est bien connu quand même).
    Je suis tombée sur ça là. Maintenant on le sait: Crapaud ou Grenouille, on est tous Princes...
    F. a lu aussi "Loulou fait du camping". J'ai piqué un fou rire après ça. Je me sens bien.
     
     
     
    November 27

    Lignes blanches

     
     
     
     
     
          
            ¤ Image de Cali ¤ 
     
     
    Ca va.
     
    Les heures passent encore, peut-être trop vite. Et les jours aussi. A peine fermé les yeux et il est déjà temps. De ranger, d'entamer le projet, de souffler dans les mains pour les réchauffer, de penser à Noël, d'être maso et penser aux choses qui piquent les yeux, d'écrire à mamie, de bosser. Petit manque de sommeil petit manque de tout. L'impression d'avoir trop de choses à dire, à faire et plus assez de temps pour. Et puis, l'impression que la vie est trop courte et j'ai cette soif de vivre.
     

    Les dimanche soirs. On se croise souvent avec F. et on se baptise Amis du dimanche. Juste pour rire. Des cours, des stages, des musiques et des problèmes de couple. Et du coup je trouve que j'ai pas/plus grand chose à raconter. Juste la routine avec le temps qui s'empire et les gouttes de pluie qui glacent, un peu plus. Parfois se dire que les gens ne sont pas faits pour rester tout le temps ensemble et qu'on a toujours peur de rester seul. Refaire un peu le monde et le remettre à sa place initiale. Juste me dire que ce serait bien qu'il change, un peu, le monde - les gens.
     

    Les messages. Les questions posées mille fois déjà. Encore... Toujours rien de nouveau à répondre. Mais comprends. Qu'il faut du temps.
    Je sais pas, je dois avoir un problème de conception quelque part. C'est trop en désordre là dedans. Tendance à reculer quand on fait trop de pas en avant. Tendance à vouloir toucher les étoiles, les parfaites. Toujours trop inaccessibles.
     
     
    Chercher et ne pas trouver un juste milieu. Sourire et puis rien. Juste envie de parenthèses, celles qui me feront sourire avec quelque chose en plus. Des parenthèses qui me remettent en état. Crève d'envie d'un nouveau souffle. Le vent de novembre me décoiffe déjà trop. Je passe ma main dans les cheveux. Défaire des noeuds et me mordre les lèvres pour ne plus penser.
     
    Je veux juste la sentir battre aussi fort qu'avant. Cette chose là, au centre à gauche. J'aimerais. J'attendrai.
     
     
    Je cours depuis. Me coucher tard et râler des nuits trop courtes. Juste pour me prouver que je peux courir aussi vite que les heures qui coulent. Me sentir vivante. Prendre l'air. Bousculer le silence et le remplacer par les bruits sourds. Ou juste faire semblant d'y arriver. Même sous les pluies de novembre et entre les pages de cours. Les mots trop difficiles et des coeurs en chantier.
     
     
     
    Moi aussi je veux me couvrir de la pluie d'un sac de poubelle, me mettre devant un fossé et hurler. Je hurlerai bien. Qu'il faut que t'arrêtes de jouer au con et que tu parles, enfin. Qu'il faut qu'il recommence à vivre. Qu'il faut que je parte que je change d'air.
     
     
     
    Il y a un mec qui a sauté du 7e étage, pas loin de chez moi. Dispute avec sa femme, ou je ne sais plus quoi. Et la vie dans tout ça?

     
     
     
    November 20

    La demeure d'un ciel

     
     
     
                    
     
                    
     
                    
     
     
    Samedi et mes 4h de cours. Et du soleil et le ciel un peu bleu quand même. C'était waouh. C'était bien. Personne autour, personne sur la route. Ils en ont de la chance de rester au chaud, eux.
    [Et Romain au fond qui rentrait chez-lui, avec sa petite valise noire. Ca sentait le week-end]
     
     
    Et les magasins et mon ex-binôme croisé. Son chien m'a presque sauté dessus [ce petit méchant]. Il compte faire les premières années de toutes les facs.
     
     
    Et le soir. Un verre de coca dans la main et le radiateur qui sentait mauvais.
    On a parlé de tout et de rien encore. Regardant le plafond, le trouvant trop vide. Raconter des films d'horreur et des relations bizarres. Lutter pour pas s'endormir en pleine conversation. D'un coup se rendre compte que, nos histoires, ça finit par se ressembler, quelque part. Pourquoi, en fait?
     
     
    Ca me fait rire encore. Poulette dans la lune.
     
     
     
     
     
    November 17

    Encore un...

     
     
     
    Questionnaire que j'ai trouvé chouette, de Cali.
     
     
     
     
       
              
     
     
     
     
    C'est marrant de fouiller partout pour trouver les bonnes photos. Et d'en faire. Chouette les chaussettes!
     
     
     
    November 10

    La larme à l'oeil en automne, parce qu'elles sont mortes les feuilles

     
     
     
             
                   
      
     
    Parfois je reste là et je regarde tous ces mois qui défilent. Novembre et ses nuages gris. Et le vent qui nous décoiffe un peu.
     
    Les gens ont tendance à partir avec le temps... Changer ses habitudes, s'éloigner des uns et se rapprocher des autres. On se force à oublier. Puis se force à tendre la main et retenir. Certains. S'attarder. Juste de quoi combler ce vide qu'ils laissent en nous. Et les mots jamais murmurés.
    Des absences qu'on parvient à accepter. D'autres qu'on persiste à refuser. Alors...
     
     
    Il y a ce manque d'elle. Il y a ce manque de lui. Il y a ce manque des autres jours... Il y a ce manque des signatures échangées. Il y a ce manque des matins, de la mer. Il y a ce manque de tout ça, et de tout le reste.
     
    J'arrête pas de courir et toi tu es toujours trop loin. 
    Peut-être qu'un jour, sûrement un jour...
     
     
     
     
    Enfin. Je prends le temps de respirer un bon coup. Retrouver le sommeil et sourire. 
     
    Envie soudaine de faire des photos. De la chambre, la vitre pleurait.
    Puisque la saison, elle aussi, s'enfuira.
     
     
     
     

     
    November 05

    1... 2... 4... 7... [bis]

            
     
     
        Hébergement gratuit avec Mezimages.com
     
     
     
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    Il en manque, en fait: M'attacher, trop vite
                                  Tête en l'air...
     
    La preuve que je fais que des choses qui servent jamais à rien: demain je commence les partiels et au lieu de réviser, je fais ça [Suite de ça]. Je devrais avoir honte, je sais.
     
    Demain c'est le commencement de la mort. Bouh.
     
     
     
     
    November 03

    On est jeunes et cons

     
     
       
      ... Et on sera vieux et toujours cons.
     
     
    Léger pincement. Purée, ça fait quand même mal.
     
     
    Cet après-midi je suis passée à Nature et Découverte. J'ai foncé vers le rayon de l'autre jour. Celui des bébés, gamins, voire un peu plus si déjà aimé. Là où j'ai acheté les jolis crayons qui servent à rien, il y a longtemps. Y avait toujours des boîtes à musique. Mais plus la mienne. Celle que je voulais. Parce que.
     
    Enfin, celle que je ne veux plus, maintenant...
     
     
    Je me demanderai toujours pourquoi. Où s'est trouvé le pas qui a fait que. Et même que, comment ça se fait que je suis si bête. Et un tas de questions auxquelles personne ne répondra. Je n'aime pas ne plus rien comprendre. Je n'aime pas ne rien avoir à dire. Me mentir qu'il n'y a plus rien à dire. Faire semblant que tout reste noir et blanc, alors que... Je m'attarde. Encore. Je n'aime pas ça. 
     
     
     
    Alors. Repartir. Chercher la petite chose perdue en route. Me disant qu'elle ne s'est pas encore brûlée. Les ailes.
     
     
    Navajo dream.