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October 29 Sunday, sunday shining...![]() Se réveiller avec du soleil dans la figure. S'étirer et puis le grand sourire. Faire tomber l'oreiller, secouer la tête et les cheveux avec, sortir de la couette sans râler du froid qu'il fait à chaque pas. My sunday, sunday shining! Comme sur un air de "J'adore vivre, depuis ce matin..."
Ca me rappelle les matins ensoleillés du 18e. A peine sortie du lit, la musique presque à fond et sautiller de partout. Regarder les voitures sur l'autoroute et les plaindre. Regarder les gens qui font tout petits en bas et se dire: finalement, être tout en haut, c'est le pied!
Ca me manque. Cette baie vitrée. Le voisin de 7 étages plus bas. 9 étages plus bas. Le foyer et les soirées, crêpes. Le foyer et le bruit des machines. Les squattages dans l'appartement du parrain. Les conneries, les escaliers, les couloirs. L'ascenceur piqué tous les matins et les nuits interminables sur IRC. Un inconnu qui frappe à la porte pour encore un pari. Un petit mot trouvé dans la boîte aux lettres. Un "les nains portent quoi?" collé sur la porte. Une opération commando où je ne me suis même pas rendue compte de la disparition du micro-ondes, de tigrou et de la chaise. Et, un morceau de PQ collé au plafond.
Déjà un an, et des [grosses] poussières.
Se réveiller toute fofolle, avec un rêve étrange en bonus. Le genre de rêve que l'on aimerait revivre encore. Le genre de rêve où l'on peut conduire/courir comme une dingue sans jamais avoir peur de tomber, sauter en chute libre sans même avoir la trouille, puis juste pousser une porte pour entrer dans un autre monde parallèle.
Se réveiller aujourd'hui et se sentir enfin bien remise de l'autre nuit presque blanche.
J'aime l'avoir faite. Ca fait du bien de se poser au bord du lac, lever la tête et regarder des petits points brillants. Ramasser des caillous et les lancer au loin. Gueuler à la Anaïs [Vous savez, celle qui fait "Je haaaaiiis les couples, qui me rappellent que je suis seuleeeee"]. Parler de tout et de n'importe quoi. Faire fuir les coups de blues à chaque gorgée. Dormir sur un canapé qui sentait mauvais, ou presque. Attrapper un coup de froid. Sortir du duvet le lendemain et contempler les feuilles qui tombent. Manger de la pizza froide et déposer les poubelles à l'ATAC. Secouer encore la tête et rigoler aux conneries des autres. Se rendre compte qu'on parvient alors à être bien, tout court. Sans artifice sans les jolis mots sans aimer. Se vider un peu. Des déceptions, des regards, des blancs.
On est déjà 29. Octobre. Vacances et partiels. Cette petite boule au ventre quand on y pense. Envie de partir et trouille de l'échec. Et cette année qui s'entame et qui commence déjà à finir. Alors on va encore partir. Encore bouger et encore quitter. Encore des rencontres et encore du foutu temps qui passe. Des allers, des départs. A croire qu'il n'y a que ça, au fond. Comme si la plupart du temps, on n'est que passagers.
Et puis? Tant pis. Carpe diem et on s'en fout. Il y aura bien des arrêts, quelque part. Quand le train voudra bien faire une pause. Là, on restera...
J'écoute Venus et je télécharge Either/Or. Je vais regarder Le bal des vampires aussi. Voir à quoi il ressemble.
P. m'a parlé de A scanner darkly ce matin, je l'avais complètement oublié jusque là.
Maintenant, il revient dans ma liste des films à voir.
Et puis le ciné, aussi.
* Peinture numérique de Cali Rezo, ma presque préférée.
** Oui Kevin, je suis passée sur ton blog :p
Climbing to the moon![]() Climbing to the moon - Eels
October 01 Silver lining in the clouds Comme sous un ciel bleuâtre avec les quelques nuages gris. La même histoire dans les oreilles.
Et l'impression que la brume ne s'est pas enfuie. Que quelque part, c'est pas ça... Depuis hier soir. Depuis ce matin. Depuis que j'ai vu les mots. Que le son me revient. Que les images apparaissent. Pincement.
J'ai rangé mes cours. Il y a déjà des feuilles qui trainent partout. Il faudrait que je range mes pensées. Aussi.
Envie d'aller à Paris. Parce que je n'y suis jamais allée en automne. Parce que. De l'autre côté des bruits.
Envie folle de rejouer du piano. De remettre les doigts sur les touches froides. De faire semblant d'être libérée de tout bordel ambiant. D'avoir le coeur qui sautille d'une note à l'autre. Faire semblant de disparaître.
Il paraît qu'il y a une grosse tempête là-d'où-je-viens. Que les gens commencent à prendre peur. On m'a parlé de la maison de grand-mère. Inconsciemment, je me suis demandée si elle... Dans la seconde qui suit, je me suis mordue la langue. Refouler ce mélange de colère et de douleur. Me dire que non, faut arrêter. Arrêter. Elle n'est plus là.
Je ne suis plus sûre de pouvoir y arriver.
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